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Un regard du CAUE sur...

Ecole Nationale de la Magistrature

10 rue des frères Bonie 33000 BORDEAUX
Programme

Un lieu d'enseignement dédié aux magistrats en formation dans un secteur hautement patrimonial de Bordeaux

Concepteur(s)

Guillaume Gillet

Maître(s) d'ouvrage

Ministère de la Justice

Type de réalisation

Equipement scolaire / universitaire

Date de réalisation

1972

Surface

Non renseigné

Coûts

Non renseigné

Crédits photos

CAUE de la Gironde

Date de mise à jour

28 novembre 2016

L’Ecole Nationale de la Magistrature explore les limites :

en vertical ! La hauteur de l’école se limite à un étage, de par la présence de bâtiments historiques remarquables alentour dans l’hyper-centre patrimonial de Bordeaux formé par la cathédrale, le palais de justice ou l’hôtel de ville.
Vingt-cinq ans plus tard, le TGI s’affranchit d’une telle contrainte, renforçant l’effet rampant de l’école qui s’efface pour s’intégrer discrètement au contexte.

en horizontal !  Comme un demi-cercle comprimé, rayonnant autour de la tour des Minimes,le plan courbe en L clôt un jardin intérieur par l’intermédiaire d’une galerie-promenade couverte et fermée. Sur le principe d’un cloitre, y cheminent les étudiants en pleine méditation ! Toutes les fonctions pédagogiques s’agrègent à ce vaste déambulatoire, espace de circulations et de rencontres : salles de cours, amphithéâtre, bibliothèque…

-en technique ! La spectaculaire voûte du toit en cuivre, réalisée au moyen d’une structure d’arcs en bois lamellé-collé, marque  l’inventivité de l’architecte qui a souhaité conjuguer architectures spectaculaires et solutions techniques innovantes (à l’instar de l’église Notre Dame de Royan en 1958).

-en esthétique ! La couverture dynamique, le rythme des pare-soleil métalliques côté jardin et les arches successives côté Cour d’appel incarnent l’approche formelle, sensible et plastique de l’architecte.

En 2007, la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Aquitaine a attribué  à cette école le label « Patrimoine du XXème siècle« .

Sur le site de l’école,  on peut lire la suite de l’histoire :  « Initialement conçue pour accueillir des promotions de 100 auditeurs de justice, l’école se révéla bientôt trop exiguë et a fait l’objet d’une extension en 1994-1995 sur les plans de l’architecte RODGERS, à qui a également été confiée la construction du nouveau palais de justice. Ce n’est toutefois qu’en 2005 que s’est achevé l’aménagement de l’espace longeant la rue des frères Bonie entre le nouveau palais et l’école, qui porte maintenant le nom de parvis des droits de l’Homme. » 

 

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