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Un regard du CAUE sur...

Réserve ornithologique du Teich

Rue du Port 33470 Le Teich
Programme

Programme d’aménagements visant à améliorer la qualité biologique du site et son accessibilité par le public

Concepteur(s)

Inconnu

Maître(s) d'ouvrage

Commune du Teich

Type de réalisation

Ambiances et paysages

Date de réalisation

1972

Surface

110 hectares d'espace naturel

Coûts

Non renseigné

Crédits photos

Rose-Marie Bugeaud

Date de mise à jour

2 août 2016

parc ornithoCréé en 1972, la réserve ornithologique du Teich comprend une diversité de milieux (110 hectares de boisements, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes) gérés par 3 à 4 personnes assurant seules la gestion de la réserve.

Située au débouché du delta de la rivière la Leyre, dans la partie Nord du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, la réserve ornithologique du Teich succède à l’épaisse forêt-galerie qui entoure la rivière. La végétation devenant moins abondante, un autre paysage se dessine : une mosaïque de prairies, de lagunes et de chenaux serpentant entre des digues arborées, des îlots coiffés de roseaux bruissant dans l’air du large. A l’opposé, dissimulés par des bosquets de pins, se devinent les rivages du Bassin d’Arcachon.

plan parc ornitho-2
Un parcours didactique (avec panneaux explicatifs) est proposé avec une vingtaine d’observatoires couverts et une boucle pédestre de 6km.


Le Teich
, un des sites naturels d’Aquitaine les plus renommés, accueille toute l’année plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Ornithologue chevronnés, familles éprises de tourisme vert, arpentant ses sentiers pour admirer dans un cadre enchanteur le ballet de ses résidents sonores ? Quelques espèces sédentaires, cygne tuberculé ou râle d’eau, côtoient des colonies de migrateurs au long cours, dont la plupart viennent des contrées froides d’Europe de l’Est et de l’hémisphère Nord.

C’est bien un paysage aménagé qui est offert aux oiseaux.
Il résulte en effet de la poldérisation au XVIIIème siècle (par la construction de digues protectrices) des terres pour y développer des activités piscicoles et pastorales qui ont perduré jusqu’au milieu du XXe siècle avant de péricliter progressivement. Jusqu’à ce que la collectivité, poussée par 4 passionnés d’oiseaux, fasse l’acquisition de ce domaine pour le préserver et le valoriser.
« De cette période de la création du site, les visiteurs de la réserve peuvent encore découvrir une maison d’éclusier ainsi qu’une bergerie. Même si certains contours en ont parfois été modifiés, les réservoirs conquis sur le bassin sont encore en place. Le principe d’ouverture cyclique des écluses est toujours utilisé pour maintenir les niveaux et la richesse biologique des plans d’eau. « 

Sans intervention actuelle de gestion, le paysage évoluerait et se refermerait petit à petit. Pour enrayer ce phénomène, des coupes et broyages maintenus par une pratique d’élevage (avec des moutons) freinent la progression de la forêt et entretiennent des espaces ouverts accueillants des oiseaux de milieu ouvert (prairies, roselières…).

Les aménagements en bois (observatoires, passerelles) s’intègrent naturellement dans le paysage et un traitement des limites des chemins (haies denses taillées pour laisser la place au chemin, palissades) ponctue, préserve et crée la surprise durant la visite.

Un autre exemple girondin d’aménagement de réserve ornithologique ici

Sur la carte