Retour

Un regard du CAUE sur...

Restructuration du Lycée Bel Orme

Rue Naujac 33000 Bordeaux
Programme

Restructuration de 3 immeubles en salles de classes, foyer des élèves et bureaux des surveillants

Concepteur(s)

eXaedre

Maître(s) d'ouvrage

LTP Bel Orme

Type de réalisation

Equipement scolaire / universitaire

Date de réalisation

2011

Surface

1000 m²

Coûts

1 900 000 € HT ; soit 1 900 € HT/m²

Crédits photos

eXaedre

Date de mise à jour

2 août 2016

 « Le lycée Bel Orme était dans l’obligation, afin d’y installer des salles de classe, de louer des salles de cours dans les lycées privés voisins. Il s’est donc porté acquéreur de 3 bâtiments : l’un situé au 230 rue Naujac (une maison d’habitation), le bâtiment voisin, au 232, un ancien immeuble à R+2 de trois logements inoccupés ainsi qu’une maison faisant l’angle de la rue Naujac et du boulevard du Président Wilson occupée anciennement par des bureaux. »*

L’immeuble central est démoli et le projet emplit l’espace évidé sur 3 niveaux.

 

BelOrme-Facade-Agence

UN JEU DE CONTINUITÉS & DE RUPTURES
La nouvelle façade en béton poli vient se glisser juste derrière les façades de pierre conservées des 3 immeubles rue Naujac. Ce léger décalage entre le neuf et l’ancien, ce jeu des alignements, des champs de profondeur animent cette grande surface plane.

AVANT

 

BelOrme-plan-1
APRÈS
BelOrme-plan-2

Les baies habillées de vitrages ou de tôle microperforée thermolaquée de noir sont pour la plupart placées au nu du mur renforçant l’effet lisse de l’extension. Deux boîtes, dans la partie supérieure, viennent en décroché au nu des murs de pierres existants tandis qu’une troisième est au contraire creusée dans l’épaisseur. Le porche, positionné en avant pour marquer l’entrée principale, s’aligne avec l’existant.

Ces alignements « perturbés » dans cette dimension le sont également dans le dessin de la nouvelle façade : les horizontales du parement béton répondent parfois à des lignes de corniches, moulures ou linteaux des façades classiques voisines ; les baies donnent l’impression d’y évoluer librement. Leur fonction évidente étant d’apporter de la lumière naturelle aux salles de classes, leurs positions laissent deviner les 3 niveaux du bâtiment.  Cette composition met en situation les deux périodes de (re)création du lycée qui dialoguent sans que l’une ne domine l’autre.

RUPTURES DONC

-dans les alignements : la nouvelle façade se glisse à l’arrière de l’existant
-dans les matériaux : les matériaux « lisses » comme le béton lasuré et le métal cohabitent avec la pierre traditionnelle pleine de micro-aspérités
-dans les volumes : les « reliefs » ou mouvements de la façade béton sont plus bruts que les modénatures des façades classiques
-dans les formats des ouvertures : les carrés ou rectangles n’ont pas les mêmes proportions que les fenêtres des maisons voisines
-dans les échelles : la proportion du 2ème étage dominant deux immeubles latéraux existants confère une nouvelle dimension au lycée
-dans l’image : l’échelle, la composition actuelle et sa mise en œuvre avec des matériaux contemporains donne automatiquement une image plus actuelle au bâtiment, l’ancrant désormais dans trois siècles XIX, XX, XXI.

 *Citation de l’agence

Le site de l’agence…

 Ailleurs en France, d’autres extensions contemporaines de lycées…

Sur la carte