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Un regard du CAUE sur...

Château d’eau et station de pompage

Rue de Sully 33230 Coutras
Programme

Réhabilitation et requalification urbaine d’un ancien château d’eau

Concepteur(s)

Audouin Lefeuvre architectes

Maître(s) d'ouvrage

Syndicat intercommunal de la vallée de la Dronne

Type de réalisation

Equipement d'infrastructure

Date de réalisation

2004

Surface

Non renseigné

Coûts

351 000 € TTC pour la château d’eau ; 161 000 € TTC pour la station de pompage

Crédits photos

CAUE de la Gironde ; © photos 4 à 6 : Agence d'architecture

Date de mise à jour

28 juillet 2016

« Les études de reconfiguration du réseau d’eau potable avaient amené la collectivité à un arbitrage financier consistant à conserver le vieux château d’eau urbain de l’entre-deux-guerres, sous réserve de travailler à son intégration dans la ville. »

Une démarche intelligente d’économie de moyens des commanditaires qui s’illustre aussi dans les choix architecturaux :

-L’ancienne cuve en  béton armé -qui fuyait- échappe à la destruction par une requalification fonctionnelle, économique et esthétique.  Le parti pris formel vise aussi à « plaire » davantage aux habitants et à favoriser une meilleure appropriation de l’édifice, identitaire désormais. Plusieurs enjeux donc dans un seul projet.

-L’ensemble des quatre couronnes d’acier auto-stables sur lesquelles s’accrochent les toiles tendues (toiles de fibres polyester précontraintes enduites de PVC) offrent également une illumination nocturne, acquérant ainsi un double usage : château d’eau et signal urbain à l’échelle de la ville.

-Le recours à une forme en double courbure inversée* en toile assure une grande stabilité à l’ouvrage avec peu de matière textile grâce à la mise sous tension, une mise en œuvre technique (équipe spécialisée dans les ouvrages aériens) mais rapide, une durabilité et une facilité d’entretien sans pareil.

*Un tunnel est une surface à simple courbure. Dans le cas d’une surface est à double courbure, les courbures sont de sens opposé : l’une est ouverte vers le bas, l’autre vers le haut.

Le site de l’architecte…

« Lorsque j’ai construit le château d’eau en tour de Babel, je le voyais comme le détournement d’un programme fonctionnel. A cette époque, l’étalement visuel des nécessités techniques accumulées, poussait au détournement. je me posais la question de la tyrannie de ce langage de la fonction technique. L’architecture pouvait-elle sortir de là, ne plus se sentir seulement dans l’utile ? La forme moderne pouvait-elle n’être que la réponse technique à une contrainte ? je ne vois pas loa forme d’un objet d’abord. Je vois la forme du vide. je vois qu’on objet  contient et permet une forme vide dans laquelle nous habitons. « Christian de Portzamparc, Philippe Solers, Voir Ecrire, 2003

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