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Un regard du CAUE sur...

Maison-Nature

La Veille des Landes 33570 Montagne-Saint-Emilion
Le + CAUE

Cette réalisation est présentée dans le tome 4 de la collection "Architectures et Paysages", co-édité par le CAUE de la Gironde et le Festin et abordant les architectures agricoles

Programme

Extension serre à double visage d'une maison nature

Concepteur(s)

Gadrat architectures et associés

Maître(s) d'ouvrage

Privé

Type de réalisation

Habitat individuel

Date de réalisation

2002

Surface

252 m² ; Extension : 100 m²

Coûts

115 000 € HT ; soit 1150€HT/m²

Crédits photos

Sarah Caron ; schémas réalisés par l'agence

Date de mise à jour

29 novembre 2016

Une question d’orientation…
Pour ce projet d’extension, le parti pris a été de ne pas modifier la façade principale de cette maison en pierre et d’investir l’arrière, la face nord, aveugle par nécessité thermique alors que tournée vers les vignes de cette propriété viticole.
Cette façade est idéalement orientée pour accueillir l’extension-serre sur deux niveaux (structure en acier galvanisé et parement en polycarbonate alvéolaire) car elle assure ainsi une lumière constante, une ventilation naturelle, un apport calorique l’hiver avec un effet de serre de fait limité.
Les circulations intérieures, désorientées par ce nouveau projet, ont été repensées pour communiquer avec ce nouveau volume qui reçoit en rez-de-chaussée une cuisine et salle à manger tandis qu’à l’étage, ayant déplacé l’escalier dans l’extension, l’entrée initiale se simplifie et le dégagement initial devient salle de bain communiquant avec les deux chambres.
Pour suivre la courbure de la route, le volume ajouté n’est pas parfaitement parallélépipédique : l’angle Nord-Ouest forme deux renfoncements derrière lesquels se lovent naturellement la cave à vin et les toilettes.

Schéma-axonoSchéma-axono-CPLT

Une question de limite…
Les toilettes ainsi que l’escalier se trouvent d’ailleurs traités dans l’entre-deux, entre une première peau en panneaux de double vitrage et la seconde en panneaux amovibles de polycarbonate ; dans une limite entre chauffé/non chauffé, intérieur/extérieur, visible/invisible… Cette frontière est floutée par l’aspect translucide du polycarbonate, par la multiplication des possibilités d’ouverture des deux peaux, par le passage séquencé entre dedans et dehors, entre en bas et en haut, dans une relation de proximité avec la nature, le paysage.

Sans limite, les matériaux sont entièrement démontables, réutilisables ou recyclables.

Le site de l’architecte…
Une école conçue par cette agence en Gironde…

Prenez le temps d’un conseil… Venez rencontrer un architecte du CAUE…

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