Retour

Un regard du CAUE sur...

Restructuration du Gymnase Henri Arnould

Stade Abel Laporte Allée Jarousse de Sillac 33185 Le Haillan
Programme

Restructuration de deux tennis couverts en salle de gymnastique et salle omnisports avec vestiaires et bureaux

Concepteur(s)

Label Architectures

Maître(s) d'ouvrage

Ville du Haillan

Type de réalisation

Equipement sportif

Date de réalisation

2013

Surface

1 665 m² SHON

Coûts

848 000 € HT pour le bâtiment (soit 510€HT/m²) et 86 000 € HT pour les équipements sportifs

Crédits photos

Arthur Péquin

Date de mise à jour

29 novembre 2016

Au départ, deux tennis couverts datant des années 1980. Les voilà légèrement déplacés dans un nouveau bâtiment, conçus par la même agence.

Le champ libre, la transformation peut commencer.
AVANT
2GY - Gymnase Henri Arnoud - Avant
2GY - Gymnase Henri Arnoud - Avant-apres
APRÈS Crédit photo : Arthur Péquin

Le rythme des espaces :
1 gymnase omnisports avec 6 travées métalliques ; 1 entrée centrale d’1 travée en maçonnerie ; 1 salle de gymnastique avec 6 travées métalliques 

Le  bloc central dessert les aires de jeux, accueille les vestiaires et des bureaux sur 3 niveaux desservis par une cage d’escalier métallique extérieure. Celle-ci est tout de même abritée sous un auvent, derrière la façade ajourée en bois qui en signale l’entrée.
GymnaseHenriArnould-PlanMasse

Le rythme des sheds :
1 shed puis 1 toiture bois ; 1 shed puis 1 toiture bois ; 1 shed puis 1 toiture bois ; 1 léger décroché sur le bloc central ; 1 shed puis 1 toiture bois ; 1 shed puis 1 toiture bois ; 1 shed puis 1 toiture bois 

GymnaseHenriArnould-Profil

Les portiques métalliques conservés supportent et supposent une toiture à deux pentes qui a été recomposée en bois. Sur celle-ci se posent des demi-sheds en forme de triangles rectangles, apportant de la lumière naturelle au cœur des aires de jeux. Leur couverture étant identique au reste du toit, les sheds semblent se soulever, se redresser et respirer.

GymnaseHenriArnould-Face1

Contrairement à la façade ciselée donnant sur le terrain, le profil du bâtiment présente d’un côté un rectangle recomposé compact et de l’autre un « faux pignon ».

Le rythme de l’enveloppe :
1 façade métallique totale ; 1 façade en parement bois partielle

Deux modes d’expression sont développés pour répondre à deux contextes :
-côté parc et  château, le parement métallique uniforme reflète le végétal et limite sa visibilité ;
-côté stade, le parement bois dessinant les 3 niveaux et ponctué de panneaux métalliques recrée un nouveau fond de scène pour le stade et rajeunit l’image du nouvel équipement.

Le rythme de la pensée des architectes :
« Au premier temps de la démarche le déshabillage de tout ce qui est suranné, de ce qui n’a plus de sens ou de fonction. Laisser révéler son corps nu, son essence, et le sentiment de ne pouvoir lutter contre la nature imposante et longiligne de ce squelette métallique.
Garder en tête l’enjeu simple, celui de donner l’usage et le confort. D’abord celui de l’éclairage, essentiel, qui ne doit pas souffrir de contre-jour, ne pas produire d’ombre, être uniforme.
Et l’intervention prend place, la forme se dessine posée au faitage en demi-shed ponctuant inéluctablement les travées. Une intervention presque minimale par l’ajout du volume le plus primaire. Une économie de moyen qui d’une touche métamorphose l’édifice. »

Ce bâtiment a reçu un Prix Agora 2014…
Le site de l’agence…

Ailleurs en France, d’autres exemples de gymnases…

Sur la carte