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Revaloriser Captieux, retour sur une soirée ciné-débat

Publié le 18 mai 2016

Le 29 avril dernier à Captieux, dans le cadre de son cycle de ciné-débat « EN PLEIN CENTRE », le CAUE de la Gironde abordait la question de la revalorisation des centres-bourgs. 80 personnes s’étaient données rendez-vous. Quand le film de comédie populaire « un village presque parfait » invite au débat.

gleyze-jean-luca0012643« La question de la vie des villages et des bourgs est essentielle »
par JL.Gleize, Président du Conseil Départemental de la Gironde

Si le film soutient la thèse « qu’il n’existe personne en France qui s’intéresse à l’avenir de notre village », Jean-Luc Gleize s’oppose à cette idée :
« C’est un sentiment légitime éprouvé ici à Captieux, comme ailleurs en Gironde. Certains d’entre nous se sentent isolés, voient des commerces disparaître ou rencontrent encore des difficultés d’accessibilité et de mobilité… La Gironde reste un département « métropolisé » avec un puissant aspirateur démographique et économique. Pourtant cette métropole, par son attractivité, génère et permet aussi une certaine répartition des richesses en faveur des secteurs plus ruraux.
C’est un territoire où la métropole est le cœur du Département mais la périphérie en est bien ses poumons. En cela, il est impossible que la métropole subsiste s’il n’y a pas autour d’elle les villes secondaires et les villages.
[…] Le Département participe à la création de maisons de services au public, de maisons médicales, d’équipements qui apparaissent essentiels aux dynamiques de territoire. Par ailleurs, le Plan Départemental de l’Habitat, auquel collabore le CAUE, contribue à l’amélioration de la vie de nos villes et de nos villages. Il convient, en ce sens, d’encourager aussi les actions locales (acheter des bâtiments, avoir des projets pour sa commune, tendre vers la mutualisation). »

Sans titre-1La présence médicale en question : Quand Captieux attend son docteur… 
par Denis Berland, Maire de Captieux

« Une absence de médecin est un drame pour le village, tout comme une absence d’école ou de commerce de premières nécessités. A Captieux, nous luttons…
Ici, lutter c’est :
– acheter des bâtiments pour pouvoir créer demain un cabinet médical et essayer d’attirer des médecins ;
– aller rencontrer le Conseil de l’Ordre des médecins, des thésards en médecine ou encore le docteur du village voisin pour tenter de rendre notre territoire attractif ;
– séduire les médecins pour qu’ils viennent s’installer ici (une anecdote proche du film, à moins que…) ;  en expliquant le projet et promouvant le village ;
– croire en l’action collective de celles et ceux qui créent de la valeur au territoire, qui donnent envie de venir, et montrent aussi que le monde rural est un endroit où on peut bien vivre. Nous offrons ici une vraie qualité de vie. »
video Captieux et Faux la Montagne, même combat ?

Sans titre-1Projet de maison médicale de Captieux : un accompagnement CAUE
par Etienne Saliège, architecte-conseiller CAUE

« Pour faire du cabinet médical un lieu central, vecteur de revalorisation du centre-bourg, la mairie de Captieux a travaillé avec le CAUE, notamment sur les plans, la rédaction de l’appel d’offre, une aide à la préparation du projet. Il s’agissait donc que soit réalisable la réhabilitation de l’ancienne boutique de fleuriste pour accueillir 2 à 3 cabinets.
Nous nous sommes interrogés à plusieurs échelles : comment la revitalisation du bourg pouvait-elle intervenir dans ce projet sur l’ensemble de l’îlot ? Comment accéder au cœur de l’îlot, en ressortir, aménager des perspectives à travers un projet de maison médicale ? »

Un projet en 3 tranches s’est avéré envisageable en fonction de l’évolution des besoins :
– création de 2 à 3 cabinets et logements de fonction aux étages ;
– réhabilitation de 2 bâtiments longeant la place de l’église ;
– construction d’un nouvel édifice rassemblant d’autres cabinets et une autre maison (au Nord) qui recevrait deux cabinets d’ostéopathe.

Financement : subventions et frais engagés par la SAFER et prise en charge par le Département :
une solution indolore pour la commune, elle-même propriétaire des bâtiments
Début 2017, les cabinets devront être opérationnels

Entreprendre, s’implanter à Captieux
COACTIONS & Fallières : récits d’initiatives, de dynamiques économiques…

cmCO-ACTIONS : « apporter un soutien en milieu rural et inscrire son action dans le paysage local »
par Cécile Marsan 

CO-ACTIONS à Captieux, c’est une coopérative de 64  entrepreneurs solidaires créée en 2008, dans le but d’accompagner les porteurs de projets en contribuant au développement de leur activité, afin d’entreprendre en toute sécurité.
« Le choix du rural est fort et assumé chez CO-ACTIONS ! Nous avons fait le pari de nous implanter au-dessus de La Poste pour être au cœur du village, pour mieux nous déployer. D’une autre manière, à La Réole, nous sommes présents en centre-bourg, dans un espace de travail partagé donnant davantage de visibilité à l’action des entrepreneurs. Nous favorisons ainsi ce type de développement pour prendre part à la vie commerciale du village, en tissant du lien avec nos voisins, avec les associations comme les institutions… »
images   Cf. Article SUD-OUEST du 05.05.2016. – « Ils sont entrepreneurs solidaires »

falliereFALIÈRES NUTRITION : « s’installer à Captieux ou partir ! en envisageant une entreprise rêvée, écho de nos valeurs et de nos projets »
par Jean-Michel Falières

FALIÈRES, c’est d’abord l’aventure d’un couple de passionnés de montagne et d’alpiniste… C’est aussi une entreprise qui vend des produits de nutrition pour les Hommes en milieux hostiles.

« Captieux, c’est à une heure des Pyrénées et de l’océan et d’abord un site qui nous convenait pour y habiter. Ainsi, nous avons pris la décision de nous y installer. Nous nous sommes donc posés la question du foncier et les banques se sont rapprochées de nous pour investir ensemble. Par la suite, la gare s’est révélée (par défaut) être une option acceptable pour s’implanter et la possibilité de quelques jolis clins d’œil avec la SNCF comme client, le chemin de St Jacques à côté et d’autres vocations culturelles avec des expositions en perspectives autour de la marche et l’exode… Nous y avons assumé un projet d’architecture, traduit des volontés de fleurissement, tout en souhaitant développer un savoir-être local avec les salariés (réflexion sur la hiérarchisation dans le travail, le télétravail, les déplacements doux, les normes sanitaires et autres accréditations) ».
OEILObservatoire Curiosité : consultez la fiche sur le projet


« De l’irrationnel à la concrétisation, cette soirée ciné-débat a su illustrer
autant de choix de vie, autant de rencontres qui soutiennent la revalorisation de centre-bourgs »

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